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Décryptage actu – Saint-Charles sous contrôle : l’origine comme “filtre anti-pesticides”

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Ce qui s’est passé (près de chez nous)

Sur la zone de Saint-Charles International à Perpignan, une opération de contrôle a été menée par les services de l’État pour vérifier le respect de l’interdiction d’importation de certains produits agricoles contenant des résidus de substances phytopharmaceutiques interdites dans l’Union européenne.

Cette action s’inscrit dans le cadre de l’arrêté ministériel du 5 janvier 2026, qui suspend l’importation / l’introduction / la mise sur le marché en France de denrées provenant de pays tiers à l’UE lorsque des résidus de certaines substances interdites sont détectés.

Pourquoi c’est intéressant (au-delà du contrôle “sanitaire”)

Ces contrôles parlent pesticides, mais ils racontent surtout un sujet business très concret :

Sur des plateformes à forts flux comme Saint-Charles, la vraie question pour une marque n’est pas seulement :
“Est-ce conforme aujourd’hui ?”

C’est aussi :
“Est-ce que je maîtrise mes risques de conformité en amont de l’achat ?”

Et c’est là que la preuve d’origine devient un levier puissant.

L’idée simple : l’origine sert de filtre de risque

Si vous êtes capable de prouver l’origine réelle d’un lot, vous pouvez :

  • appliquer une politique d’achats “clean” (origines autorisées / exclues selon vos exigences)

  • éviter des lots “requalifiés” ou des origines floues (qui rendent le contrôle inefficace)

  • cibler vos analyses résidus sur les couples origine × produit les plus à risque

  • réduire le risque d’acheter (sans le savoir) une filière où certaines molécules interdites en UE sont encore utilisées

C’est un peu comme un double verrou :

  • contrôle des résidus (sanitaire)

  • contrôle de l’origine (cohérence / anti-relabeling / anti-mélange)

Parallèle Mercosur : le sujet derrière le sujet = l’équité et les “clauses miroir”

C’est exactement ce qui revient dans le débat autour de l’accord UE-Mercosur : beaucoup d’agriculteurs européens dénoncent une concurrence déloyale si des produits importés peuvent être issus de pratiques (dont phytos) que les producteurs français/UE n’ont plus le droit d’utiliser.

D’où l’idée de “mesures/clauses miroir” : rapprocher les exigences appliquées aux importations des standards demandés aux producteurs européens.

Et c’est là que la preuve d’origine devient un outil très opérationnel : elle permet d’appliquer des politiques d’achat (origines acceptées/exclues), d’éviter les lots “gris”, et de concentrer les analyses résidus là où le risque est réellement le plus élevé.

Ce que dit la réglementation (en deux lignes)

Le ministère précise que l’arrêté impose aux opérateurs (importation / transformation / mise sur le marché) de s’assurer que les produits importés ne contiennent pas de résidus des substances visées, et que des contrôles et prélèvements seront réalisés par les services de l’État.

Et Anopa dans tout ça ?

Anopa intervient quand l’enjeu devient :
“OK, mais est-ce que le lot est vraiment de l’origine annoncée ?”

Parce que si l’origine est incertaine, votre plan de contrôle résidus peut passer à côté de l’essentiel (mauvais pays = mauvais risque = mauvais contrôle).

Notre approche : renforcer la preuve via des analyses scientifiques comparatives (selon la matrice), pour aider les équipes Achats/Qualité/RSE à sécuriser :

  • les allégations d’origine

  • les filières “sensibles”

  • les achats soumis à exigences réglementaires ou internes

Les contrôles à Saint-Charles rappellent une réalité : la conformité ne se joue pas seulement en bout de chaîne.


Mieux vous maîtrisez l’origine, mieux vous maîtrisez votre exposition aux risques… y compris ceux liés aux pesticides.